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Faisan commun : un gibier de substitution pour les chasseurs

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Présentation du faisan commun

Le faisan commun est oiseau omnivore au plumage magnifique tirant souvent sur le roux et parsemé de noir. Le faisan de Colchide appelé aussi faisan de chasse est originaire d’Asie et fut introduit en Europe par les Romains. Le faisan éprouve une grande attirance pour les milieux proches de l’eau, évite les grands massifs boisés.

Depuis toujours, cet oiseau fait la joie des chasseurs, le mâle surtout, particulièrement recherché pour la beauté de son plumage éclatant et de sa longue queue. Au moyen âge, la chasse au faisan était réservée à la noblesse. Depuis, elle a contribué à réduire considérablement les populations. L’élevage du faisan remédie partiellement à ce phénomène de dépopulation.

Le Faisan s’est parfaitement acclimaté au point qu’aujourd’hui, il est commun  partout en Europe, jusqu’au centre de la Scandinavie et dans les îles Hawaï. Il a été également introduit dans la région méditerranéenne. Toutefois, les populations  naturelles ont subi de fortes perturbations à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale où l’excès des prélèvements par la chasse, les pesticides, la mécanisation de l’agriculture a failli faire disparaître les populations de l’espèce. En Afrique du Nord, notamment en Algérie, son introduction est récente (Zeralda, Bejaia, Skikda, Tizi-Ouzou, Djelfa, Laghouat…), elle remonte au début des années soixante-dix.

  Systématique

Le faisan est un oiseau de l’ordre des galliformes qui regroupe six familles d’oiseaux terrestres dont les phasianidés et les tétraonidés. Il appartient à la famille des phasianidés à l’instar des perdrix et des cailles. Le genre Phasianus comprend deux espèces: le faisan commun (Phasianus colchicus) et le faisan versicolore (Phasianus versicolor), ainsi que plusieurs sous espèces. Depuis 1758 jusqu’à 1986, la classification des phasianidés a marqué une évolution importante en genre, espèces, et sous espèces.

La systématique du genre Phasianus retenue est celle établi par Johnsgard en 1988.

  • Embranchement : Vertébrés
  • Classe : Oiseaux
  • Ordre : Galliformes
  • Sous-ordre : Galli
  • Famille : Phasianidae ou phasianidés
  • Sous-famille : Phasianinae
  • Genre : Phasianus
  • Espèce: Phasianus colchicus

Le faisan commun est le résultat de croisements intervenus entre 5 espèces du genre phasianus : faisan de colchide, faisan à collier de chine, faisan à collier de Corée, faisan à collier de Mongolie et faisan versicolore.

Caractéristiques morphologiques

Il existe un dimorphisme sexuel très accentué, surtout au point de vue coloré.

Les mâles du faisan ont un plumage coloré à reflets brillants, ils présentent un manteau rouge ou jaune cuivré, les plumes de la poitrine et du flanc sont plus ou moins barrés de noirs métalliques pourprés ou verdâtres, ils présentent aussi des oreillettes de plumes. Les côtés de la tête sont couverts d’une caroncule rouge écarlate, érectile et pointillée de plumules noires qui se gonflent de sang au moment de la reproduction. La tête est verte comme le cou, plus ou moins teintée de bleu ou de violet pourpré, avec la base garnie ou non d’un collier blanc ; l’iris est brun noisette à jaune ou rougeâtre et il existe un croissant bleu métallique sous l’œil ; le bec est vert jaunâtre. Les pattes ne sont ni très longues, ni très fortes et présentent de courts éperons, elles sont gris corne teinté de brun chez les deux sexes, la queue est pointue et longue, de couleur brun pâle, avec de bandes noires irrégulières et de larges franges déliées rouge pourpré.

Quant aux femelles, le ton dominant étant le brun sable marqué de noir et de fauve ; la couronne est tachetée noir et brun ; le cou glacé de rose pourpré ; les plumes du manteau, des côtés de la poitrine et des flancs sont châtain avec de gros centres noirs et des bordures fauves ou grises ; un croissant de courtes plumes blanches sous l’œil ; la queue est brune avec des bandes irrégulières noires et fauves. Les femelles présentent une couleur  assez uniforme et terne, la couronne est tachetée de noir et brun, elle possède un cercle nu autour de l’œil et un croissant de plumes blanches sous celle-ci.

Les jeunes ressemblent aux femelles. Ils sont comparativement, plus petits, fauve pâle avec des marques brun foncé. Le mâle est plus grand que la femelle.

Habitat

Tous les faisans habitent des pays plus ou moins tempérés, bien qu’on les trouve sur des plateaux subtropicaux ou des vallées fraîches et des oasis entourées de désert ou de hautes montagnes. Alors que certains auteurs rapportent que le faisan commun est très peu exigeant quant au milieu qu’il fréquente et il possède de grandes capacités d’adaptation. Cependant quatre conditions doivent être satisfaites :

  • Arbre de haut jet pour le perchage nocturne ;
  • Zone de végétation dense pour la couvaison ;
  • Zone de gagnage pour le nourrissage ;
  • Point d’eau pour l’abreuvement.

 Ethologie

Beaucoup d’oiseaux présentent un dimorphisme sexuel fort marqué. Le faisan commun est une espèce sédentaire, semi-domestique avec un comportement territorial printanier, les oiseaux sont regroupés en «harems», constitués d’un mâle dominant et d’une ou plusieurs ♀ par territoire. Pour la possession des belles, les mâles se livrent de furieux combats ayant parfois une issue fatale. Des observations ont révélé que certains mâles dominants sont parfois accompagnés d’un à deux mâles satellites ; par contre, d’autres coqs dominés sont solitaires et occupent alternativement divers secteurs.

 Régime alimentaire

Les jeunes ont un régime alimentaire principalement à base de nourriture animale au cours de leur premier mois : fourmis, chenilles, pucerons, sauterelles, papillons, petits coléoptères. Le régime des adultes est composé pour plus de 90 % de substances végétales, complétées de petits animaux et de mollusques. Les besoins quotidiens sont alors de 100 à 120 grammes de végétation herbacée, ou 60 à 80 grammes de graines. Les besoins en eau sont satisfaits à partir de l’eau de surface, de la rosée ou des végétaux verts. Le faisan ingère en outre du sable grossier et des petits cailloux qui facilitent le broyage des aliments dans le gésier.

 Reproduction

Le Faisan  commun se distingue des autres espèces gibiers à plume par un système socio sexuel strictement  polygame. Des auteurs rapportent que les parades sont observées dés le mois de Février et les coqs adoptent un comportement territorial et c’est généralement en Mars que se forment les premiers groupements de reproducteur, et parfois plus tard, avec une taille des harems qui varie d’un coq et une poule à une dizaine de reproducteurs. Les mâles et les femelles sont mûrs sexuellement dés l’âge de 1 an et  beaucoup de faisans se reproduisent à cet âge, d’autres à 2 ans, parfois 3 ans. Ils vivent et se reproduisent souvent plus vieux que les coqs et les  poules domestiques.

Nidification

 La poule a seule la charge de confectionner le nid, de couver les œufs et de suivre les petits, celle-ci recherche généralement les couverts susceptibles de la camoufler à la vue des prédateurs, et lorsque la végétation est partout bien développée, les nids  peuvent être installés dans des endroits plus variés.

Ponte 

Comme celle de l’oie, la ponte de la faisane est essentiellement saisonnière tant que les animaux sont exposés à la lumière naturelle. Elle commence vers la fin mars et dure jusqu’à la mi-juillet : le nombre d’œufs produits varie de 45 à 60, donnant naissance à 25-45 faisandeaux.

Couvaison

La couvaison est conduite entièrement par la femelle et ne débute généralement qu’après le 15 Mai, et certaines sont observées sur un nid jusqu’en Juillet et même parfois en Août. La femelle passe alors la quasi-totalité de son temps sur le nid, l’abandonnant une ou deux fois par jour pour se nourrir et pour ces besoins naturels. L’incubation dure 23 à 25jours.

Eclosion

La majorité des éclosions a lieu en mai et en juin. On marque une éclosion de  neufs à dix poussins par nid de première ponte. Il est à souligné que seuls 10 à 15 % des œufs incubés sont inféconds ou contiennent un embryon mort.

Détermination de l’âge et du sexe

L’étude d’une population animale est toujours basée sur la reconnaissance de l’âge et du sexe des individus qui la composent. A partir de ces données on déduit la structure et la dynamique de la population. En effet, la détermination  de l’âge et du sexe des Faisans est d’une importance primordiale. Elle permet de mieux cerner la structure et la composition des compagnies en été. Des chercheurs confirment que les critères disponibles  permettent de distinguer avec une certaine rigueur l’âge des Faisans de moins de 6 mois et de distinguer l’oiseau de l’année de celui de plus d’un an. Au-delà, en revanche aucune particularité morphologique ou anatomique ne permet d’avoir une idée précise de l’âge d’oiseau ayant effectué une année de reproduction. La longévité du Faisan est de 8 ans en moyenne.

 Facteurs endogènes et exogènes de la reproduction chez le faisan commun

Facteurs environnementaux

Le cycle de reproduction est la convergence entre le cycle circadien et le cycle biologique annuel qui sont modulés par la photopériode perçue par l’œil de l’animal et plusieurs autres paramètres comme la température, la vue de congénères, la présence d’un nid, les sons et/ou chants, l’hygrométrie et la quantité de nourriture disponible. Cela permet à ce dernier de répondre de manière optimale aux variations environnementales, d’être synchronisé avec sa partenaire.

Chez les oiseaux qui se sont déjà reproduits, les conditions environnementales ont un rôle moindre dans le déclenchement de la reproduction.

Facteurs endocriniens

Les oiseaux synthétisent deux types de Gonadotropin-Releasing Hormone « GnRH » et seule la GnRH-I, sécrétée de manière pulsatile, semble avoir un rôle direct dans la régulation de la synthèse de l’Hormone Lutéinisante «LH ». Mais une même quantité d’hormone hypothalamique peut induire la sécrétion de quantités différentes d’hormones hypophysaires car la réponse des cellules est régulée par de nombreux facteurs.

 Facteurs agissants sur la dynamique des populations du faisan commun

L’accroissement d’une population de faisans est relativement faible, eu égard à l’apparente prolificité de l’espèce. Les adultes issus de souches naturelles subissent environ 10 à 20% de perte à la belle saison, entre le printemps et l’automne, et 20% durant l’hiver, hors pression de chasse.

Facteurs abiotiques

Les facteurs climatiques sont des paramètres du milieu qui peuvent agir directement ou indirectement sur la faune. En général les conditions climatiques hivernales entraînent peu de mortalité, car le faisan est adapté au froid et à la disette, et seul un hiver particulièrement rude peut être préjudiciable à la population. La température diminue le poids des œufs de la Perdrix gambra notamment quand ceux-ci séjournent longtemps dans leur nid. Elle aurait une action importante sur la mortalité des jeunes. Par ailleurs, ces mêmes conditions sont mieux supportées par le Faisan compte tenu de son biotope et ses habitudes alimentaires, que par la Perdrix gambra.

Facteurs biotiques

Maladies

Le gibier à plume faisan commun peut receler des maladies liées à des parasites, à des bactéries ou à des virus, mais aussi à des métaux lourds ou des pesticides. En nature, on rencontre essentiellement la coccidiose et la tuberculose, elles ne semblent cependant pas avoir d’impact réel sur les populations du faisan commun.

Compétition

Le faisan peut entrer en compétition alimentaire avec la Perdrix grise Perdrix perdix et la Perdrix rouge Alectoris rufa. Il pourrait aussi entrer en compétition avec les espèces indigènes plus sténoéces tel que le Tétras-lyre Tetra ostetrix.

Prédation

Certains prédateurs détruisent les œufs comme par exemple, les corbeaux, les hérissons, les fouines, les belettes et les rats. D’autres s’attaquent aux animaux vivants : on retrouve les mêmes prédateurs auxquels il faut ajouter les rapaces (Aigle, Faucon), le renard, le chacal, le chat sauvage et le chien errant.

Il existe une autre sorte de nuisance présentée par les animaux qui consomment la nourriture destinée aux faisans tels que les rats, les souris, les moineaux et autres oiseaux. Concernant l’impact de celle-ci ; une étude menée en Suède révèle que les prédateurs tels que le renard et les rapaces sont à l’origine de la disparition de 77 % des faisans. La proportion des nids détruits par les prédateurs varie entre 44 et 47 % en milieu naturel.

 Impact de l’homme

 La période de reproduction du faisan est la plus sensible aux interventions humaines. La destruction des nids ou des poussins lors des travaux agricoles, notamment dans les régions herbagères, ou d’entretien limite fortement le développement de l’espèce. Le dérangement touristique, comme la cueillette du muguet est à l’origine de nombreux abandons de nids. Le faisan, oiseau piéteur, paye aussi un lourd tribut à la circulation routière. L’impact de l’homme sur l’environnement met en évidence, à travers ses activités agricoles, sa chasse et sa circulation mécanisée les effets négatifs sur les faisans. Il faut ajouter que les méthodes de chasse peuvent influer sur la dynamique des populations, sur les rapports de sexes ou sur la structure d’âge.

 Facteurs internes agissant sur la dynamique des populations

Il existe des limites qui freinent l’évolution d’une population comme par exemple la consanguinité qui est favorisée involontairement dans la mesure où aucun contrôle n’est effectuée sur les oiseaux ni encore sur la qualité des œufs. On sait que la consanguinité résulte de croisement entre individus apparentés, elle augmente la proportion d’allèles homozygotes au détriment des allèles hétérozygotes et augmente de ce fait l’incidence des caractères récessifs au sein de la population. Ce n’est que grâce à l’introduction de nouveaux mâles étrangers à l’élevage que celle-ci a pu être sauvé. Il semble aussi que le recours systématique à l’incubation artificielle et l’absence de relation mères/ jeunes serait à l’origine de l’altération de la cohésion sociale et des défenses face au prédateurs. L’analyse de cet aspect à été clairement définie. Il en résulte que les faisans lâchés trouvent de grandes difficultés à exprimer des comportements de protection contre les intempéries et la prédation dans leurs nouveaux biotopes.

Le faisan de chasse est introduit en Algérie depuis une cinquantaine d’années, exactement en 1970 où des œufs de faisan commun ont été ramenés de la France et incubés au niveau de la «  Faisanderie » l’actuel centre cynégétique de Zeralda, afin de constituer un noyau de reproducteurs pour alimenter la Reserve de chasse de Zeralda en faisan de chasse.

Les faisans sont originaires des pays d’Asie comme la Chine, le Japon et la Malaisie. Ils ont été introduits en Europe depuis l’antiquité soit 3000 ans environ. Certains disent qu’ils ont été ramenés par les soldats d’Alexandre le Grant. Pendant des siècles, ils étaient réservés aux grands, d’où leur nom de gibier de roi. Depuis le début de notre siècle, et surtout à partir des années cinquante, le développement de la recherche en aviculture, a été déterminant pour eux aussi. En effet, le temps où les faisandiers nourrissaient leurs faisandeaux avec des recettes secrètes, comportant des œufs, de fourmis et de l’ortie hachée est révolu. Les faisans à l’instar de différentes volailles ont leur alimentation composée pour chaque phase biologique. Leur programme de vaccination, leurs maladies et leur prophylaxie sont maîtrisées.

Plusieurs million de faisan sont produits chaque année et mis en liberté dans des territoires de chasse car les populations naturelles n’arrivent pas avec leurs couvées à répondre aux besoins des chasseurs de plus en plus importants. Certains puristes leur reprochent cette facilité à se reproduire par million en élevage. Il faut considérer cela plutôt comme une qualité, un atout qui permet à beaucoup de personnes de découvrir le plaisir de la nature et de la chasse. Il faut reconnaître quand même que beaucoup d’éleveurs ne s’embarrassent pas pour fouler aux pieds les règles d’élevage, et ne tiennent compte que de la rentabilité au détriment de la qualité du gibier, que nous sommes en droit d’attendre de ces oiseaux le jour de chasse.

Les chasseurs appellent par dérision oiseaux cocottes ces faisans qui se défendent peu, piètent et ne se décident à voler lourdement que sous la contrainte. Ironie du sort voilà qu’après avoir été pendant des siècles gibier royal, en devenant populaire, ces oiseaux perdent de leurs qualités, et se voient accoler un nom ridicule, par la faute des éleveurs et des chasseurs dont le penchant à rechercher le nombre et le moindre coût ont entraîné la dévalorisation de ces oiseaux. Il faut savoir quand même, que dans les pays où les prélèvements par les plans de chasse sont respectés. Il existe des populations issues de la reproduction naturelle, ou de lâchers de sujets provenant d’élevage de qualité, que sont à même de procurer aux chasseurs et autres amateurs, les oiseaux de qualité.

En Algérie et au stade actuel, il s’agit de l’introduction dans le respect de la nature des espèces de faisans dans des régions réunissant leurs conditions de vie. Il faut se dire que notre pays est très vaste et que du point de vue faune il est assez dépeuplé. Beaucoup d’espèce ont disparu, d’autres ne sont pas en mesure de par leur propre dynamique, de remplir le vide. Nous ne comprenons pas d’ailleurs pourquoi ces faisans n’ont pas fait l’objet d’introduction dans notre pays durant l’antiquité ou après durant les temps historiques.

En Amérique et en Europe ces oiseaux font tellement partie du milieu naturel, que les gens non informés croient qu’ils sont endémiques. Ce qui nous donne une idée sur leurs capacités d’adaptation. En général, ils ne rentrent pas en compétition avec les espèces locales ou dans des proportions admissibles, pouvant être réglé avec quelques aménagements du milieu d’accueil.

Le centre cynégétique de Zeralda a mis en place un plan d’amélioration de la qualité intrinsèque des faisans produits à Zéralda a été mis en place axé sur l’amélioration de la qualité cynégétique des de ces derniers. Ce  protocole de sélection entamé depuis 2000 a  pour objectif  la normalisation et l’amélioration de l’indice de ponte chez la population captive de faisan commun. Dans un premier temps l’objectif de la sélection était d’atteindre 48 œufs /femelle/saison qui est la norme internationale minimale. La taille de ponte des faisanes mises à l’expérimentation au début de protocole de sélection était de 26 œufs par femelle par saison.  Le choix de ce critère se justifie par le fait qu’il est corrélé génétiquement à d’autres caractères recherchés pour l’amélioration de la qualité de cette espèce.   Ce protocole est appliqué annuellement jusqu’à l’obtention de la lignée validée, un travail qui demande, selon les scientifiques 30 à 40 ans de sélection. L’unité de sélection est issue chaque année des meilleures familles reproductrices. A partir de 2005, un deuxième protocole complémentaire basé sur la sélection sur  la vitesse de croissance a été mis en place afin de réduire les mortalités dues au picage et améliorer la capacité d’adaptation des oiseaux à lâcher.

Le protocole de sélection de lignée sur les qualités cynégétique pris en charge par le Centre est subdivisé en deux axes complémentaires :

Une recherche en laboratoire centrée sur une sélection dirigée en vue de disposer d’une souche de repeuplement avec les caractéristiques suivantes : un taux de ponte important, emplument rapide et de hautes qualités cynégétiques) ;

Une recherche de terrain qui consiste à suivre le comportement  de ces populations lâchées dans la nature, c’est à dire le succès reproducteur pour valider la lignée sélectionnée.

Les résultats  obtenus au cours de 20 ans sont satisfaisant, la norme minimale a été atteinte largement. En effet, le taux de ponte enregistré l’année 2019 était de 64 œufs par faisane durant la saison de la reproduction.

Comme il a été signalé précédemment, les lâchers expérimentaux constituent un axe complémentaire à la recherche appliquée en captivité. Les résultats obtenus à partir du suivi de ces opérations permettent d’évaluer et de valider les protocoles de sélection appliqués. Le programme de lâchers expérimentaux établis par l’établissement prend en considération l’effectif efficace à introduire par site, l’âge des oiseaux, leur qualité ainsi que la durée de l’opération.

Pour mieux réussir les opérations de lâchers, une convention a été signée avec la fédération nationale de chasse. Les engagements de chacune des deux parties sont la fourniture des faisandeaux, la validation des sites de lâchers et l’accompagnement technique des chasseurs pour le centre cynégétique et les aménagements cynégétiques et le suivi des oiseaux lâchés pour les éléments de la fédération de chasse.

Entre le mois de juillet et le mois d’août passé 2400 faisandeaux ont été enlevés par les fédérations de chasse des wilayas de Djelfa, Laghouat, Mila, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arreridj, Alger et Chlef. Il a été tracé comme objectif, le lâcher de 2000 faisandeaux l’année 2019. Cet objectif a été atteint largement, un effectif total de 2900 a été enlevé par les fédérations de chasse suscitées et la Reserve de chasse de Zeralda.

Jusqu’à maintenant, les résultats obtenus après avoir lâcher des milliers d’oiseaux dans plusieurs territoires du pays sont non satisfaisants. Nous sommes sure qu’il constitue la solution au développement de la chasse et à la préservation des espèces locale plus difficiles à produirez en élevage. Nous restons confiants et optimistes quant à leur adoption par nos concitoyens chasseurs.

Aujourd’hui, le faisan produit à Zeralda peut réduire la pression exercée sur la perdrix gambra, espèce endémique et la plus prisée par le chasseur Nord Africain, en orientant nos chasseurs vers cette nouvelles espèce de hautes qualités cynégétique et appartient à la même famille de la perdrix, la famille des Gallinacées.

Les tests préliminaires d’introduction du faisan commun réalisés durant la période 1996 – 1999 par l’équipe du centre cynégétique de Zeralda dans la région de Taourirt Ighil (Bejaia) montrent qu’il est possible d’installer une population naturelle pour vu que les conditions s’y prêtent.

Dans les pays développés comme la France, une production annuelle moyenne de 14 million de faisans de tir est mise à la disposition des chasseurs. Chez nous et après l’amélioration des performances de ponte, il est temps de promouvoir notre faisan au statut de faisan de tir. En d’autres termes, faire du faisan un modèle biologique valable sur le plan socioéconomique.

          Une famille de faisan commun

 

 

 

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